Alexandra Exter, 1922 English version Русская версия

 

Attribution de l'exercice
du droit moral d'Alexandra Exter

Droit moral d'Alexandra Exter

Ordonnance du 11 janvier 2017
Tribunal de Grande Instance de Paris Zoom

 

2017

 

L’exercice du droit moral, assumé par l’Association Alexandra Exter depuis l’année 2000, vient d’être reconfirmé, comme tous les ans, par la justice française pour l’année 2017.

Nous rappelons que notre Association ne délivre pas de certificats d’authenticité mais au regard de archives de l’artiste et de la documentation accumulée au cours des vingt années d’exercice exprime des opinions relatives à l’attribution des œuvres à cette artiste.

Elle veille sur la reproduction des œuvres d’Alexandra Exter, celle-ci étant capitale pour la sauvegarde de l’image de l’artiste.


 

Droit moral d'Alexandra Exter

Ordonnance du 15 janvier 2016
Tribunal de Grande Instance de Paris Zoom

2016

 

Cela fait 5 ans de suite que l’exercice du droit moral confié par la Justice Française à l’Association Alexandra Exter est régulièrement reconfirmé. La dernière décision concerne l’année 2016 : elle porte la date du 15 janvier 2016 (voir ci-contre).

Comme on pouvait s’y attendre cette activité de l’Association rencontre une contestation violente et non moins obstinée de la part de certaines personnes impliquée directement dans l’infamante exposition de Tours (2009). N’en déplaise aux détracteurs, notre Association continue son action en défense de l’œuvre. Changer de cap voudrait dire désavouer le leg moral et documentaire de Simon Lissim, en un seul mot trahir la mémoire de l’artiste.

Les actions de contestation restent néanmoins autant régulières qu’obstinées. Elles sont parfois même émaillées d’inventions aussi spécieuses que l’action en récusation d’un juge (!). Elles restent toujours agressives et sont souvent accompagnées d’un lot habituel de ragots diffamatoires. Il nous faut tirer une première conclusion : la violence sournoise de même que la permanence de cette contestation laisse supposer que la quantité d’œuvres indument attribuées à Alexandra Exter est bien supérieure au nombre de pièces connues à ce jours.

Notre action semble avoir déjà eu un résultat visible : les faux sont en passe de disparaître de la surface des catalogues des ventes aux enchères ainsi que des cimaises des foires d’art. L’œuvre d’Alexandra Exter est en train de retrouver peu à peu une image de sérénité : c’est notre but, et le seul. Une conclusion semble s’imposer : à l’encontre des détracteurs acharnés (pourquoi donc ? – c’est facile à déduire) la justice semble apprécier l’action que mène notre Association : elle continue à nous témoigner sa confiance.

 


Droit moral d'Alexandra Exter

Ordonnance du 15 janvier 2015
Tribunal de Grande Instance de Paris Zoom

2015

 

Nous portons à la connaissance de nos lecteurs que plusieurs décisions de justice ont reconfirmé régulièrement l’exercice du droit moral d’Alexandra Exter à l’Association du même nom. La dernière ordonnance à ce sujet est datée du 15 janvier 2015.

La loi de la propriété matérielle est dans ce cas opposée à celle de la propriété artistique, celle de la création tout court, une création qui dans son essence est libre des considérations pécuniaires du marché : deux mondes dont l’incompatibilité est en ce moment publiquement soulevée dans la communauté scientifique et artistique – européenne et au-delà. (Voir la vague de contestation qui a lieu aux USA en vue d’attribuer aux experts et aux historiens d’art la possibilité de s’exprimer librement, sans craindre le contre-coup financier des propriétaires des œuvres qui se trouveraient ainsi « dévalorisées », argument qui fut utilisé à plusieurs reprises à l’encontre des historiens d’art, ce évidemment en vue de les faire taire…)

Rappelons que si de nombreux artistes produisent des œuvres pour le marché, les grands créateurs ont tout simplement créé des œuvres, sans autre considération. Kandinsky a bien exprimé cette nécessité en la qualifiant de « Nécessité Intérieure ».

On rappellera aussi qu’il n’y a pas si longtemps, en Europe, le droit de vote était octroyé aux seuls propriétaires de biens immobiliers... Le domaine de l’art semble se trainer encore dans la queue de cette mentalité matérialiste/positiviste, mentalité qui ne correspond pas aux exigences de l’art, telles que mis en avant depuis plus d’un siècle par les artistes de l’avant-garde.

 


Droit moral d'Alexandra Exter

Ordonnance du 7 janvier 2014
Tribunal de Grande Instance de Paris Zoom

2014

 

Au cours des deux dernières années la justice française s’est prononcée à quatre reprises sur l’attribution de l’exercice du droit moral. Les trois premiers jugements ont été en faveur de l’attribution de cet exercice à l’Association : en janvier 2012 l’exercice du droit moral a été attribué une première fois à l’Association Alexandra Exter. Cette décision a été renouvelée en janvier 2013. Contesté en 2012 cet « exercice du droit moral » a été reconfirmé une troisième fois en 2013. La même décision a été rendue encore en 2014.

La dernière – 4ème décision, (cf. arrêt de la Chambre d’Appel de mai 2013) – a été contraire aux 3 premières. Cette action a eu lieu suite à une n-ième demande en « rétractation » introduite par Igor Toporovsky, infatigable pourfendeur de la respectabilité de l’Association Alexandra Exter et, comme il a été dit plus haut, propriétaire de plusieurs peintures qui faisaient partie de l’extravagante entreprise de Tours 2009.

Cette dernière décision étant susceptible de pourvoi en cassation, nous réservons, comme il se doit, notre commentaire à la justice. Il serait par ailleurs inapproprié d’étaler en public nos arguments.

Au-delà de la surprise que l’on imagine, le moindre des commentaires serait néanmoins d’indiquer que la décision de la justice s’appuie sur des principes exclusivement matériels, reconnaissant « le droit d’agir » au propriétaire de quelques œuvres (de surcroit contestées) face aux arguments moraux mis en avant par l’action de l’Association Alexandra Exter, une association qui déploie des vastes activités de conseil (universitaire, muséal etc.) et de recherche, activités fort éloignées des considérations commerciales du marché de l’art.

 


Droit moral d'Alexandra Exter

Ordonnance du 9 janvier 2013
Tribunal de Grande Instance de Paris Zoom

2013

 

On se doit aussi de signaler que l'exercice du droit moral de l’artiste s’est vu attaqué en justice par un certain Igor Toporovsky, une des personnes fortement impliquées dans l’exposition de Tours en 2009. L’affaire a été plaidée une première fois au Tribunal de Grande Instance de Paris en octobre 2012 et une décision rendue le 26 novembre 2012. Le contestataire s’est vu débouté et fut condamné aux dommages aussi bien par rapport à l’Association Alexandra Exter que par rapport à Andréi Nakov, son Président, qui a été directement attaqué dans cette action.

Cet incident ne mériterait pas de plus amples commentaires, si ce n’est qu’Igor Toporovsky, prêteur de plusieurs tableaux dont nous contestons l’attribution à Alexandra Exter, et ainsi impliqué dans l’exposition de Tours 2009 dès son origine, a présenté un dossier étayé par des « documents » qui jettent une singulière lumière sur l’environnement de l’entreprise de 2009.

Si parmi les documents sur lesquels s’appuyait « l’action de rétractation » d’Igor Toporovsky on n’est pas étonné de trouver les noms de certains marchands et prétendus « experts » (entre autres de l’association Incorm) et, qui, depuis des années, sont engagés dans la promotion des imitations d’Exter, on a eu néanmoins la surprise de trouver le nom du directeur d’un musée bruxellois qui côtoyait celui d’un ex-universitaire français… Y figuraient également des « fondations » fantaisistes et autres.

 


Droit moral d'Alexandra Exter

Ordonnance du 10 janvier 2012
Tribunal de Grande Instance de Paris Zoom

2012

 

Suite à la contestation de l’exposition Alexandra Exter présentée en février et mars 2009 au château de Tours, et suite à sa fermeture par l’autorité judiciaire, la question de l’exercice du droit moral d’Alexandra Exter a été soulevée de façon récurrente par les propriétaires des œuvres litigieuses.

Face à la dramatique dégradation du marché de l’art qui se trouve infecté de faux, l’Association Alexandra Exter, partie civile dans la procédure de Tours, a demandé à la justice de lui confier la défense du droit moral de l’artiste. Dans ce but, une requête « afin d’autorisation de poursuivre les violations du droit moral de l’artiste Alexandra Exter sur ses œuvres » a été introduite auprès du Président du Tribunal de grande instance de Paris. Après examen du dossier, et vu l’article L 121-3 du Code de la Propriété intellectuelle, le Tribunal de grande instance de Paris a désigné l’Association Alexandra Exter fondée le 29 septembre 2000 et représentée par son président M. Andréi Nakov, « en qualité de mandataire ad hoc afin de défendre le droit moral de l’artiste Alexandra Exter »… et « autorisé l’association Alexandra Exter à poursuivre en justice toute personne susceptible de porter atteinte aux œuvres de l’artiste Alexandra Exter ».

Cette ordonnance, délivrée à Paris le 10 janvier 2012, semblait mettre un terme à la contestation élevée de manière autant violente que spécieuse contre les motivations des auteurs de la plainte déposée le 13 mars 2009 devant le Doyen des Juges d’Instruction de Tours. On pouvait espérer à ce moment que la voie d’un débat judiciaire libéré des obstacles de procédure serait ouverte. Le débat judiciaire s’en trouvera soulagé puisqu’il ne resterait qu’à débattre de la nature des œuvres litigieuses, suspectées d’être des imitations vulgaires.

 

Alexandra Exter, 1917