26 déc

Faute de preuves les affabulations vont bon train

Le journal moscovite « Kommersant » vient d’ouvrir une nouvelle fois les colonnes de son supplément « Vlast » (livraison du 21 XII 2009)  à Jean Chauvelin, le  promoteur de l’exposition  de Tours.

Le lecteur russe a droit à un chapelet de contrevérités, mais aucune  réponse aux arguments qui ont conduit le Procureur de Tours à demander la fermeture de l’exposition ne lui est proposée.  On conclura qu’il est peut-être difficile de répondre à ces arguments. (Ils figurent dans la partie du site consacrée à cet évènement)

Pour connaître le degré d’affabulation, il suffit de lire  la conclusion de l’interview : « j’affirme que pratiquement  toutes les œuvres de l’avant-garde russe qui se trouvent – aujourd’hui – sur le marché de l’art sont  vraies » dit  le promoteur de l’exposition censurée.

Il est évidemment interdit de rire…

En cette période de Noël on compte probablement sur des gens qui croient toujours au Père Noël. Cela fait marcher le commerce…

24 déc

Barbié renonce à l’Arco

Traduction de l’article d’El País paru le 22 décembre : Barbié se descuelga de Arco

Le galeriste renonce à prendre part à la foire – Il veut dissiper les doutes sur l’authenticité de plusieurs œuvres qu’il a présentées lors de la Feriarte devant les tribunaux.

« Dans ces conditions, je ne peux pas travailler. Je préfère renoncer volontairement à l’Arco. Quand la justice démontrera qu’il n’y a aucune objection contre mes œuvres, je présenterai à nouveau ma candidature ». Avec ces mots, la galerie de Barcelone Manuel Barbié a annoncé hier son intention de ne pas participer à la foire d’art contemporain qui se tiendra en février à Madrid. Elle a ainsi devancé un tollé imminent du comité organisateur de l’Arco qui, vraisemblablement, allait rejeter son admission à la foire.

Le marchand a dénoncé l’expert qui a fait décrocher les œuvres

La présence de Barbié avait hérissé les galeries admises au rendez-vous madrilène. Le scandale qui a entouré sa participation à la Feriarte (manifestation organisée dans la capitale en novembre) est encore très présent. Le comité chargé de vérifier l’authenticité des œuvres exposées avait alors ordonné de décrocher sept des huit œuvres attribuées à des représentants éminents des avant-gardes russes présentées par Barbié. L’expert William Cole était à l’origine de cette décision.

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22 déc

Barbié se descuelga de Arco

El Pais

El galerista renuncia a participar en la feria – Quiere disipar en los tribunales las dudas sobre la autenticidad de varias obras que presentó en Feriarte

« En estas condiciones no puedo trabajar. Prefiero renunciar a Arco por voluntad propia. Cuando la justicia demuestre que mis obras no tienen ningún inconveniente, volveré a presentar mi candidatura ». Con estas palabras, el galerista barcelonés Manuel Barbié anunció ayer su voluntad de no participar en la feria de arte contemporáneo que se celebrará en Madrid en febrero. Se adelantaba así a un inminente pronunciamiento del comité organizador de Arco que, presumiblemente, iba a desaconsejar su admisión en la feria.

El marchante ha denunciado al experto que mandó descolgar las obras

La presencia de Barbié había levantado ampollas entre las galerías admitidas en la cita madrileña. Está aún muy presente el escándalo que rodeó su participación en Feriarte (certamen celebrado en la capital en noviembre). Entonces, el comité encargado de verificar la autenticidad de las obras expuestas ordenó descolgar siete de las ocho obras atribuidas a destacados representantes de las vanguardias rusas presentadas por Barbié. Tras aquella decisión estaba el experto William Cole.

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15 déc

L’Avant-garde russe, entre vérités et mensonge

Feriarte de Madrid 2009

Traduction de l’article d’El País paru le 10 décembre :
Vanguardia rusa, entre verdades y mentira

Le retrait de plusieurs œuvres de la Feriarte ravive le débat sur le marché douteux autour de cette période artistique

« Le marché des œuvres de l’avant-garde russe regorge de faux et l’Espagne est devenue l’un des refuges favoris pour les marchands de pièces douteuses. » C’est ce qu’affirme l’américain William Cole, docteur de l’Université de Harvard, spécialiste des expertises dans le domaine de l’art  et membre du comité de sélection de la Feriarte, la foire d’antiquités qui s’est tenue récemment à Madrid. Afin d’enrayer la contagion, Cole, chargé de vérifier l’authenticité des estampes et des œuvres de l’avant-garde russe, a rejeté toutes les pièces attachées à cette école présentées par la galerie allemande Michael Nolte et a admis seulement un petit dessin de Malevitch parmi les huit œuvres présentés par la galerie Barbié de Barcelone. En dépit des détracteurs, Cole a réaffirmé son point de vue et les tableaux ont été décrochés. « Ils n’ont pas répondu à notre demande de discuter la question », indique Manuel Barbié. Bien que présentant une documentation, il a dû retirer des  toiles d’Alexandra Exter, Nina Kogan et Vladimir Lebedev et deux de Liubov Popova et Ivan Puni.

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10 déc

Vanguardia rusa, entre verdades y mentira

El-Pais-logo

La retirada de varias obras en Feriarte reaviva el debate sobre el dudoso mercado de ese periodo artístico

Feriarte de Madrid

« El mercado de obras de la vanguardia rusa está desbordado de falsos y España se está convirtiendo en una de las plazas preferidas por los marchantes de piezas dudosas ». Lo afirma el estadounidense William Cole, doctorado por la Universidad de Harvard, experto en peritaje de arte y miembro del comité de admisión de Feriarte, la feria de antigüedades celebrada recientemente en Madrid. Con una decisión destinada a levantar ampollas, Cole, encargado de verificar la autenticidad de los grabados y las obras de la vanguardia rusa, rechazó todas las piezas adscritas a esta escuela presentadas por la galería alemana Michael Nolte y admitió sólo una – un pequeño dibujo de Malevitch – de las ocho presentadas por la galería Barbié de Barcelona. De nada sirvieron las alegaciones, Cole se reafirmó en su opinión y los cuadros se descolgaron. « Tampoco atendió nuestra petición de discutir el tema », indica Manuel Barbié. Pese a presentar la documentación, tuvo que retirar una tela de Alexandra Exter, Nina Kogan y Vladimir Lebedev y dos de Liubov Popova e Ivan Puni.

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7 déc

En Hongrie la Népszabadság cite Chauvelin

Le quotidien hongrois Népszabadság

Dans un article paru le 5 décembre 2009 dans le journal hongrois  Népszabadság, on trouve un commentaire substantiel de l’exposition Exter à Tours. Bien documenté,  cet article est consacré à plusieurs grandes affaires de faux tableaux du XXème siècle y compris celle des faux Vermeers  de Han van Meegeren ou encore le cas d’Eric Hebborn , faussaire d’art ancien, devenu célèbre en raison d’un livre où il dénonçait ses pratiques de faussaire et non moins ses acheteurs, ce qui a – semble-t-il – conduit à son assassinat en 1996 à Rome. L’exposition de Tours se trouve ainsi placée dans une perspective  historique.

L’article sur NépszabadságOnline

6 déc

Des œuvres authentiques, enfin !

Alexandra Exter, « Venise » (1925)

Alexandra Exter, « Venise » (1925)

L’ASSOCIATION se félicite des résultats des dernières ventes publiques qui ont apporté la preuve d’une appréciation indiscutable de l’œuvre d’Alexandra Exter.

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5 déc

« VENISE » D’ALEXANDRA EXTER, ŒUVRE PHARE DE LA VENTE D’ART RUSSE CHEZ SOTHEBY’S

NOUVEAU RECORD MONDIAL POUR UNE ŒUVRE D’ALEXANDRA EXTER LORS DE LA SEMAINE DES VENTES D’ART RUSSE CHEZ SOTHEBY’S

AE-Sotheby's

AE-affiche

Le lot en tête des ventes de la Série d’Art russe chez Sotheby’s était une composition intitulé « Venise » par Alexandra Exter, qui a été vendu £ 1,049,250. Le prix – compris dans les limites de l’évaluation – établit un nouveau record mondial de vente aux enchères pour l’artiste décédée en 1949.

30 sept

El Octubre Picassiano cambia de planes

Malaga-Casa-Natal-de-Picasso-01Un conflicto sobre los derechos de unas obras obliga a la Casa Natal a sustituir a la exposición de las vanguardias rusas por una de Óscar Domínguez

Pocas instituciones cono- cen tan bien como la Fundación Picasso cómo se las gastan en el negocio de los derechos sobre las obras de los artistas. Normal. La Casa Natal lleva más de 20 años trabajando sobre la vida y la obra del malagueño, uno de los autores más rentables del mundo por ese concepto. Por eso, la institución ha decidido renunciar al que iba a ser su gran reclamo para el inminente XXII Octubre Picassiano: la anunciada exposición de las vanguardias rusas con piezas de Kandinsky o Malevich, entre otros.
La directora de la fundación municipal Lourdes Moreno resumía ayer el contratiempo : « Jean Chauvelin, el coleccionista que iba a ceder las piezas para la exposición de las vanguardias rusas, es el autor del catálogo razonado de la obra de Alexandra Exter, mientras que Andréi Nakov es el propietario de los derechos morales de su obra. Ahí es donde surge el desencuentro entre ambos y, aunque la Casa Natal solicitó una exposición de autores rusos y no sólo de Exter, fue el propio Chauvelin quien pidió a la fundación no llevar a cabo el montaje hasta que no se solucione el problema ».

Intercambio de obras

Ante la posibilidad de que el plato fuerte de la temporada resultara demasiado indigesto, la Casa Natal ha cambiado el menú: los vanguardistas rusos por el surrealista Óscar Domínguez. El autor tinerfeño lidera el cartel del Octubre Picassiano con la muestra que reunirá más de 70 piezas entre libros, grabados, óleos y sus características decalcomanías. [...]

A. J. LÓPEZ

L’article intégral sur le site de Sur Digital (Andalucía)

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Traduction française

Le XXIIème Octubre Picassiano change ses plans

Un conflit sur les droits de quelques œuvres oblige la Casa Natal à remplacer l’exposition sur les avant-gardes russes par Óscar Domínguez

Peu d’institutions savent aussi bien gérer les droits de commercialisation des œuvres d’artistes que la Fondation Picasso. Rien d’étonnant à cela. La Casa Natal travaille depuis plus de 20 ans sur la vie et l’œuvre du peintre malaguène, l’un des artistes les plus rentables du monde à cet égard. Aussi, l’institution a-t-elle décidé de renoncer à ce qui allait être une prestigieuse exposition à l’occasion du prochain XXIIème Octubre Picassiano : l’exposition prévue sur l’avant-garde russe comprenant, entre autres, des pièces de Kandinsky et Malewicz.

Hier, la directrice de la fondation municipale, Lourdes Moreno, résumait ce revers : « Jean Chauvelin, le collectionneur qui allait prêter les pièces de l’exposition de l’avant-garde Russe, est l’auteur du catalogue raisonné de l’œuvre d’Alexandra Exter (1), alors qu’Andréi Nakov détient les droits moraux de son œuvre. Là, réside le désaccord et, bien que la Casa Natal ait voulu une exposition d’artistes russes et pas seulement d’Exter, c’est Chauvelin lui-même qui a demandé à la fondation ne pas donner suite à ce projet avant que le problème soit résolu ».

Un échange d’œuvres

Devant la possibilité que le clou de la saison semblât trop indigeste, la Casa Natal a changé le menu : le surréaliste Óscar Domínguez en échange des avant-gardistes russes. L’auteur originaire de Ténérife sera la tête d’affiche de l’Octobre Picassiano avec un échantillon qui réunira plus de 70 pièces y compris des livres, des gravures, des huiles et ses caractéristiques décalcomanies. [...]

(1) L’annonce de la publication d’un catalogue raisonné des œuvres d’Exter fait partie d’un plan comme il est démontré dans le texte d’Andréi Nakov : Provenances fantasmées (Ndlr).

22 sept

Le nombre de faux tableaux d’artistes de l’avant-garde russe sur le marché de l’art dépasse de loin celui des originaux

Alexandra Ekster

NEW YORK (ÉTATS-UNIS) [07.07.09] – Un reportage réalisé par le magazine ARTnews révèle que les faux dominent le marché de l’avant-garde russe.

Des journalistes du magazine ARTnews ont enquêté pendant six mois sur les faux d’artistes de l’avant-garde russe en circulation dans le marché de l’art. Plusieurs professionnels des milieux académique et marchand des pays comme l’Espagne, les États-Unis, la Russie, l’Allemagne et la France ont été consultés et des dizaines de cas de faux découverts dans des galeries et des maisons de vente ont été analysés.

La conclusion de l’enquête est alarmante : le nombre des œuvres des faussaires dépasse celui des originaux, comme l’exposition de Aleksandra Ekster fermée en mars 2009 à Tours le démontrait déjà avant le résultat de ces investigations. En effet, 190 des 192 œuvres exposées ont été identifiées comme des faux et saisies, l’enquête policière est toujours en cours.

Si le problème ne date pas d’aujourd’hui, il a pris à la fin des années 1990 une proportion de plus en plus inquiétante, notamment en raison de l’émergence d’une nouvelle catégorie d’acheteurs, les amateurs d’art russes. « Les acheteurs russes sont rentrés dans le marché et cette nouvelle demande a suscité une nouvelle vague de faux bien plus importante que la production de faux dans la première moitié des années 1990 », a déclaré à ARTnews Aleksandra Sahatskikh, l’une des principales spécialistes de l’avant-garde russe dans le monde.

Par ailleurs, cette prolifération de faux qui répond à une demande croissante a pour conséquence le développement d’une industrie parallèle, celle de l’authentification prise en charge par de nombreux experts. La provenance de ces œuvres s’avère toujours la même : elles proviennent des collections à l’origine mystérieuse, appartiennent à des artistes inconnus soudainement « redécouverts » ou ont été confisquées et cachées par la KGB, même si ce dernier n’a pas conservé d’archives sur ce sujet…
artclair.com

ARTnews : The Faking of the Russian Avant-Garde

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