Depuis la publication du communiqué du Procureur de la ville de Tours (diffusé par l’Agence France-Presse le 25.05.2009) une action de détournement de l’information est en cours : l’affaire étant présentée comme quelque « querelle d’experts » qui seraient en train de lutter pour le « droit moral » (sic). Des textes de désinformation sont parus dans le journal Kommerçant de Moscou (le 7 avril 2009), des réponses de ce type ont été données aux journalistes russes et français (voir « Le Monde »). Ils sont diffusés par le milieu de commerce  parisien.

Le droit moral d’Alexandra Exter a été transmis à Simon Lissim et par la suite de Lissim à moi, le fait est attesté par le testament de l’artiste, enregistré à Paris en 1948, document en ma possession.

Le terme « expert » est utilisé dans ce cas à bon escient; un amalgame voulu s’efforce de « noyer le poisson ». Il est donc nécessaire de rappeler une évidence : le travail de l’historien de l’art et celui de commissaire priseur ou d’expert de vente publique sont de nature fort différente.

En ce qui concerne le différend, il est fondamental et concerne l’attribution à Alexandra Exter des œuvres présentées à Tours, et d’autres qui ont circulé largement au cours des dernières années. J’en conteste l’authenticité, c’est tout.

La référence aux archives du peintre, évoquée à cette occasion, de même que les annonces de quelque « catalogue raisonné » sont également fallacieuses : il n’existe que les archives de l’atelier de l’artiste et celles de son héritier Simon Lissim, toutes ces archives sont en ma possession depuis plusieurs décennies et servent précisément à la vérification de l’authenticité des œuvres. Comme ceci a pu être établi lors de l’ouverture des vitrines de l’exposition de Tours, les documents prétendant au titre « archives d’Alexandra Exter » n’avaient aucun lien direct avec Alexandra Exter. Il s’agissait donc d’une mystification. Il en est de même des œuvres.