Archive pour la catégorie ‘Exposition Tours’

Désinformation, suite

Vendredi 27 janvier 2012

Faisant suite à divers textes diffusées sur Internet où la « présidente » du groupe « Incorm » clamait de façon violente l’authenticité présumée des œuvres de l’exposition de Tours 2009, Patricia Railing vient de lancer – toujours sur Internet – un nouvel et non moins inconditionnel éloge de cette exposition fortement contestée qui à ce jour reste dans le collimateur de la justice.

Suivant la ligne défendue depuis trois ans déjà, la prétendue authenticité des peintures présentées à Tours est affirmée comme un fait avéré et qui se trouverait ainsi hors discussion.

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Une œuvre attribuée à Alexandra Exter est retirée d’une vente à l’Hôtel Drouot

Samedi 27 mars 2010

Tableau attribué à Alexandra Exter

Une œuvre sur papier attribuée à Alexandra Exter était incluse dans le catalogue d’une vente publique à l’Hôtel Drouot en date du 26 mars 2010.

La pièce en question avait plusieurs caractéristiques patentes des œuvres inauthentiques telles celles présentées à l’exposition de Tours 2009 et la multitude qui gravite autour : une fausse signature, une provenance incorrecte renvoyant sans justificatif aucun à « l’atelier de l’artiste » et surtout de graves erreurs stylistiques et d’exécution.

Deux certificats accompagnaient  cette pièce : le premier de N. Filatoff était daté de 2006 et le second de G. Kovalenko de 2008. De surcroît, les deux auteurs n’étaient pas d’accord sur la date supposée de la pièce : 1916 ou 1921 ? Différence importante à l’époque, s’il s’agissait d’ une œuvre authentique…

À notre avis, la datation de cette pièce est de quelques bonnes décennies postérieure à la mort de l’artiste…

Alertée par nos soins, la maison de vente a réagi à temps en la retirant des enchères et de la salle d’exposition.

El Octubre Picassiano cambia de planes

Mercredi 30 septembre 2009

Malaga-Casa-Natal-de-Picasso-01Un conflicto sobre los derechos de unas obras obliga a la Casa Natal a sustituir a la exposición de las vanguardias rusas por una de Óscar Domínguez

Pocas instituciones cono- cen tan bien como la Fundación Picasso cómo se las gastan en el negocio de los derechos sobre las obras de los artistas. Normal. La Casa Natal lleva más de 20 años trabajando sobre la vida y la obra del malagueño, uno de los autores más rentables del mundo por ese concepto. Por eso, la institución ha decidido renunciar al que iba a ser su gran reclamo para el inminente XXII Octubre Picassiano: la anunciada exposición de las vanguardias rusas con piezas de Kandinsky o Malevich, entre otros.
La directora de la fundación municipal Lourdes Moreno resumía ayer el contratiempo : « Jean Chauvelin, el coleccionista que iba a ceder las piezas para la exposición de las vanguardias rusas, es el autor del catálogo razonado de la obra de Alexandra Exter, mientras que Andréi Nakov es el propietario de los derechos morales de su obra. Ahí es donde surge el desencuentro entre ambos y, aunque la Casa Natal solicitó una exposición de autores rusos y no sólo de Exter, fue el propio Chauvelin quien pidió a la fundación no llevar a cabo el montaje hasta que no se solucione el problema ».

Intercambio de obras

Ante la posibilidad de que el plato fuerte de la temporada resultara demasiado indigesto, la Casa Natal ha cambiado el menú: los vanguardistas rusos por el surrealista Óscar Domínguez. El autor tinerfeño lidera el cartel del Octubre Picassiano con la muestra que reunirá más de 70 piezas entre libros, grabados, óleos y sus características decalcomanías. [...]

A. J. LÓPEZ

L’article intégral sur le site de Sur Digital (Andalucía)

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Traduction française

Le XXIIème Octubre Picassiano change ses plans

Un conflit sur les droits de quelques œuvres oblige la Casa Natal à remplacer l’exposition sur les avant-gardes russes par Óscar Domínguez

Peu d’institutions savent aussi bien gérer les droits de commercialisation des œuvres d’artistes que la Fondation Picasso. Rien d’étonnant à cela. La Casa Natal travaille depuis plus de 20 ans sur la vie et l’œuvre du peintre malaguène, l’un des artistes les plus rentables du monde à cet égard. Aussi, l’institution a-t-elle décidé de renoncer à ce qui allait être une prestigieuse exposition à l’occasion du prochain XXIIème Octubre Picassiano : l’exposition prévue sur l’avant-garde russe comprenant, entre autres, des pièces de Kandinsky et Malewicz.

Hier, la directrice de la fondation municipale, Lourdes Moreno, résumait ce revers : « Jean Chauvelin, le collectionneur qui allait prêter les pièces de l’exposition de l’avant-garde Russe, est l’auteur du catalogue raisonné de l’œuvre d’Alexandra Exter (1), alors qu’Andréi Nakov détient les droits moraux de son œuvre. Là, réside le désaccord et, bien que la Casa Natal ait voulu une exposition d’artistes russes et pas seulement d’Exter, c’est Chauvelin lui-même qui a demandé à la fondation ne pas donner suite à ce projet avant que le problème soit résolu ».

Un échange d’œuvres

Devant la possibilité que le clou de la saison semblât trop indigeste, la Casa Natal a changé le menu : le surréaliste Óscar Domínguez en échange des avant-gardistes russes. L’auteur originaire de Ténérife sera la tête d’affiche de l’Octobre Picassiano avec un échantillon qui réunira plus de 70 pièces y compris des livres, des gravures, des huiles et ses caractéristiques décalcomanies. [...]

(1) L’annonce de la publication d’un catalogue raisonné des œuvres d’Exter fait partie d’un plan comme il est démontré dans le texte d’Andréi Nakov : Provenances fantasmées (Ndlr).

Le nombre de faux tableaux d’artistes de l’avant-garde russe sur le marché de l’art dépasse de loin celui des originaux

Mardi 22 septembre 2009

Alexandra Ekster

NEW YORK (ÉTATS-UNIS) [07.07.09] – Un reportage réalisé par le magazine ARTnews révèle que les faux dominent le marché de l’avant-garde russe.

Des journalistes du magazine ARTnews ont enquêté pendant six mois sur les faux d’artistes de l’avant-garde russe en circulation dans le marché de l’art. Plusieurs professionnels des milieux académique et marchand des pays comme l’Espagne, les États-Unis, la Russie, l’Allemagne et la France ont été consultés et des dizaines de cas de faux découverts dans des galeries et des maisons de vente ont été analysés.

La conclusion de l’enquête est alarmante : le nombre des œuvres des faussaires dépasse celui des originaux, comme l’exposition de Aleksandra Ekster fermée en mars 2009 à Tours le démontrait déjà avant le résultat de ces investigations. En effet, 190 des 192 œuvres exposées ont été identifiées comme des faux et saisies, l’enquête policière est toujours en cours.

Si le problème ne date pas d’aujourd’hui, il a pris à la fin des années 1990 une proportion de plus en plus inquiétante, notamment en raison de l’émergence d’une nouvelle catégorie d’acheteurs, les amateurs d’art russes. « Les acheteurs russes sont rentrés dans le marché et cette nouvelle demande a suscité une nouvelle vague de faux bien plus importante que la production de faux dans la première moitié des années 1990 », a déclaré à ARTnews Aleksandra Sahatskikh, l’une des principales spécialistes de l’avant-garde russe dans le monde.

Par ailleurs, cette prolifération de faux qui répond à une demande croissante a pour conséquence le développement d’une industrie parallèle, celle de l’authentification prise en charge par de nombreux experts. La provenance de ces œuvres s’avère toujours la même : elles proviennent des collections à l’origine mystérieuse, appartiennent à des artistes inconnus soudainement « redécouverts » ou ont été confisquées et cachées par la KGB, même si ce dernier n’a pas conservé d’archives sur ce sujet…
artclair.com

ARTnews : The Faking of the Russian Avant-Garde

Aubigny : les tableaux saisis expertisés

Lundi 13 juillet 2009

LaNR

Dans notre édition du 9 juillet, nous annoncions que la commune d’Aubigny a en projet un musée pour accueillir la donation d’un collectionneur. Jean Chauvelin, qui a passé son enfance dans la commune, a en effet décidé de léguer ses tableaux à la municipalité parce qu’il n’a pas d’enfant. Mais 150 toiles de l’artiste russe Alexandra Exter qu’il voulait donner, et d’autres tableaux, ont été saisis lors de leur exposition à Tours, en mars dernier. Les œuvres saisies sont toujours sous séquestre au château de Tours.

Un legs à Tours ?

Selon nos informations, le juge d’instruction a désigné des experts qui sont passés voir les œuvres mises en cause par Andreï Nakov, détenteur des droits moraux de l’artiste décédée. Le résultat de leur expertise n’est pas encore connu. En revanche, quelques toiles qui faisaient partie de l’exposition ont été restituées à des propriétaires privés qui s’étaient manifestés auprès du juge d’instruction.

Jean Chauvelin semblait également vouloir léguer quelques-unes des œuvres d’Alexandra Exter à la ville de Tours. L’exposition du début d’année était d’ailleurs considérée comme un test pour voir si l’artiste pouvait attirer un public d’amateurs. La suite de l’aventure dépendra de l’issue de la bataille judiciaire qui s’est engagée au mois de mars.

375.000 € de l’État pour le musée

Pour sa part, dans un communiqué, le maire d’Aubigny, Yves Fromion, précise que « l’acte de donation doit être assorti de toutes les attestations relatives à l’origine et à la propriété de chaque œuvre », ainsi qu’il l’a rappelé au futur légataire. « La donation Chauvelin porte sur près de 300 œuvres dont la moitié est attribuée à des peintres russes et l’autre à des peintres occidentaux. Il faut rappeler que l’État a inscrit une subvention de 375.000 € au titre du contrat de projet État-Région, pour la réalisation du musée. » Il conclut en enjoignant les Albiniens à être « rassurés : ni la légalité, ni les finances de la Ville ne seront mises à mal par le projet. Pas un euro ne sera dépensé inutilement. »

Article paru dans l’édition de la Nouvelle République du 13 juillet 2009

Aubigny préparait un musée avec des faux

Vendredi 10 juillet 2009

LaNR

Le musée d’avant-gardistes russes se fera-t-il ? Le généreux donateur possédait des Alexandra Exter saisis à Tours en mars dernier pour contrefaçon.

La municipalité d’Aubigny l’a-t-elle échappé belle ? En voulant ouvrir un musée dans un silo à grains désaffecté, aurait-elle abrité de faux tableaux ? Le député-maire Yves Fromion avait été contacté il y a plus d’un an par un collectionneur d’art, Jean Chauvelin, qui se présente comme un expert spécialiste de l’avant-garde russe et membre du Syndicat français des experts français en œuvres d’art, sur son site Internet.
Propriétaire d’une résidence secondaire près d’Henrichemont, cet expert avait expliqué son attachement à la région d’Aubigny où il a passé son enfance, ainsi que sa femme. À l’automne 2008, il avait déclaré devant le conseil municipal : « Agé de 75 ans, n’ayant pas d’enfant, nous avons décidé de faire don de la collection à la ville ».

Attaché à la région

Une nouvelle incroyable pour cette petite commune que la municipalité avait saisie au bond. Elle avait trouvé le lieu idéal, un silo à grain désaffecté de 1.200 m2 sur plusieurs niveaux. Restait à en négocier le prix avec le propriétaire.
Mais patatras ! En mars dernier, les 150 tableaux de l’artiste russe, Alexandra Exter, présentés au château de Tours (Indre-et-Loire) ont été mis sous scellés par la police judiciaire parisienne. Une plainte pour « faux, contrefaçon de signature et escroquerie » avait été déposée par Andreï Nakov, détenteur des droits moraux de l’artiste décédée en 1949, fondateur et président de l’association Alexandra-Exter.

Déjà 177.000 €
de crédits votés
pour un cabinet
d’études

Il avait avancé que plus de 90 % des tableaux exposés à Tours étaient faux. Jean Chauvelin en avait prêté 130 et avait été incapable d’en fournir les certificats d’authenticité.
À notre connaissance, la donation n’est pas encore effective et la Ville d’Aubigny n’a pas encore acheté le silo. À l’automne dernier, le maire avait déclaré que « ce projet difficile aurait un coût important », s’engageant à obtenir toutes les aides nécessaires. Le conseil municipal avait voté une ligne de crédits de 177.000 € pour un cabinet d’études. Le généreux donateur avait, lui aussi, assuré la participation de sponsors, notamment russes.
Hier, Yves Fromion nous a dit que « les tableaux saisis à Tours ne représentent qu’une petite partie de la donation », ne souhaitant pas répondre davantage. Si le projet doit aboutir, la municipalité s’assurera certainement de l’authenticité de cette donation tombée du ciel.

Odile Moniot
nr.bourges@nrco.fr

Article paru dans l’édition de la Nouvelle République du 9 juillet 2009

Alexandra Exter-Ausstellung in Frankreich beschlagnahmt

Samedi 9 mai 2009

kobel

Les faux sont si répandus qu’il devient difficile pour des non-spécialistes de discerner le style original de l’artiste.
La preuve en est ce faux Exter qui illustre un article paru sur www.artnet.de
Prix estimé : 120 000 à 140 000 €

espace
EXPERTEN UNTER SCHMUDDELVERDACHT

STEFAN KOBEL

9. Mai 2009

Fälschungsverdächtige Gemälde der russischen Avantgarde machen nicht nur den Kunstmarkt unsicher. Je enger der Kunsthandel und der Ausstellungsbetrieb zusammenrücken, desto unvermittelter treffen Marktmanipulationen auch unverdächtige Institutionen. Zuletzt wurde dies im westfranzösischen Tours sichtbar, als die Ausstellung „Alexandra Exter et ses amis russes“ von der Polizei geschlossen wurde. Mitte März wurde ein Großteil der Exponate von der Ausstellungswand herunter beschlagnahmt. Bei den rund 190 Gemälden von Exter und 80 Arbeiten weiterer russischer Avantgarde-Künstler soll es sich weitgehend um Fälschungen handeln. Der als Autorität geltende Experte Andréi Nakov hatte die Behörden auf die fragwürdige Ausstellung im Château Royal aufmerksam gemacht. Organisiert hatte die Schau der ehemalige Galerist Jean Chauvelin, der in den vergangenen Jahren zusammen mit Denise Bazetoux, Nadia Filatoff und anderen als Experte für Exter und weitere russische Künstler aufgetreten war. 130 der in Tours ausgestellten Exter-Gemälde stammen aus dem Besitz von Chauvelin, der sie vor 30 bis 40 Jahren in Russland gekauft haben will. Hätte Nakov Recht, wären sie fast ausnahmslos Fälschungen.

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French Police Confiscate Entire Alexandra Exter Exhibition Claiming Fakes

Mardi 5 mai 2009

The Art Newspaper

THE ART NEWSPAPER , London, MAY issue, 2009
« Russia stories » by John Varoli
St. Petersburg

On March 19 French police confiscated an entire exhibition of artworks attributed to Russian avant-garde artist, Alexandra Exter. Police acted on a complaint made by leading avant-garde expert, Andrei Nakov, that the exhibition of 180 Exter artworks at the Chateau Museum in Tours was entirely comprised of fakes. Police even seized the catalogues. Titled « Alexandra Exter and Her Russian Friends, » the exhibition opened Jan. 30 and was billed by organizers as « the largest Exter show ever, » and was set to close on March 22.

« I went to the exhibition the day after it opened, and I was disgusted and deeply shocked by what I saw, » said Nakov in a telephone interview, adding that only one of the 180 is genuine. « These fakes were so poorly done that I’m surprised that they dare show them. »

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L’exposition « Alexandra Exter et ses amis russes »

Samedi 4 avril 2009

Le Monde

[...] Ouverte le 30 janvier au château-musée de Tours, l’exposition « Alexandra Exter et ses amis russes » a été fermée prématurément le 19 mars, et l’ensemble des 192 tableaux présentés ont été saisis à la suite d’une plainte de l’historien d’art Andréi Nakov (Le Monde du 27 mars). Il estime que sur l’ensemble, seules deux œuvres sont authentiques, « et encore, sous réserve », précise-t-il : « J’ai fourni aux magistrats des arguments pour prouver mes dires, il y a des indices, des provenances douteuses, et les signatures ».

Sur les conseils de son avocat, M. Nakov s’était adjoint deux graphologues, qui ont examiné les signatures de l’artiste et les ont déclarées fausses, « un argument massue », selon lui, qui a terminé de convaincre les magistrats. « Les archives qui accompagnaient l’exposition sont toutes aussi fantaisistes, insiste-t-il. Il y a des dédicaces rédigées en hongrois ou en scandinave, et un catalogue dont le tampon prouve qu’il a été volé au musée de Prague ».

AU NOM DU DROIT MORAL
L’exposition a été organisée par un autre expert d’art russe, Jean Chauvelin. [...] M. Nakov considère pour sa part devoir agir au nom du droit moral de l’artiste. Alexandra Exter (1882-1949) était une constructiviste russe qui a créé des tableaux, mais aussi des affiches, des décors de théâtre et de cinéma, ainsi que des costumes de scène. Morte en 1949, elle aurait transmis ce droit en même temps que d’importantes archives au peintre Simon Lissim (1900-1981), qui les aurait lui-même légués à M. Nakov. [...]

Sur les 192 tableaux saisis par l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels [O.C.B.C., Ndlr], 130 appartiennent à M. Chauvelin, qui n’a pas pu fournir aux policiers de certificats d’authenticité pour les toiles. [...]

190 tableaux saisis à Tours, à la suite d’une plainte pour faux

Vendredi 27 mars 2009

Le Monde

LE MONDE | 26.03.09 | 16h06
Au château de Tours, une exposition sur l’artiste d’avant-garde russe Alexandra Exter (1882-1949) a été fermée le 19 mars, trois jours avant la date prévue de sa clôture, et 190 œuvres ont été saisies et mises sous scellés, après une plainte pour « faux », « contrefaçon de signature » et « escroquerie », a-t-on appris, mercredi 25 mars. La plainte a été déposée par l’historien d’art Andrei Nakov, détenteur du droit moral sur l’œuvre d’Exter, a indiqué le procureur de la République de Tours Philippe Varin. Selon M. Nakov, plus de 90 % des tableaux exposés seraient des faux, pointant une différence très importante dans la signature. Une information judiciaire a été ouverte avec co-saisine de deux juges d’instruction. L’initiateur de l’exposition, Jean Chauvelin, expert en avant-garde russe, devrait être entendu. 130 des tableaux saisis lui appartiennent. Il affirme les avoir achetés il y a trente à quarante ans en Russie, sans pouvoir fournir des certificats d’authenticité. « Messieurs Nakov et Chauvelin se connaissent depuis longtemps », dit-on à la mairie, qui « se réserve le droit de conduire toute action judiciaire appropriée ».
Anaïs Hunebelle (avec AFP.)
Article paru dans l’édition du 27.03.09.