Le Musée d’art moderne et contemporain moscovite, vient d’ annoncer la présentation à partir du 29 mai d’une exposition « Alexandra Exter ». Sans préjuger du contenu concret de cette exposition, certaines œuvres placées dans l’annonce soulèvent déjà des questions d’attribution et appellent à la plus grande prudence. Le président de l’association Alexandra Exter a réagi à cette annonce avec la lettre ouverte ci-jointe :
Александра Экстер « Ретроспектива »
Московский музей современного искусства объявил об открытии 29 мая 2010 года выставки « Александра Экстер ». Не хочется заранее высказывать суждений о содержании выставки, но атрибуция некоторых произведений, помещенных в анонсе, уже вызывает вопросы и желание призвать к большей осторожности. Председатель общества « Александра Экстер » откликнулся на сообщение об открытии выставки следующим письмо, посланным ее организаторам :
Une œuvre attribuée à Alexandra Exter est retirée d’une vente à l’Hôtel Drouot
Une œuvre sur papier attribuée à Alexandra Exter était incluse dans le catalogue d’une vente publique à l’Hôtel Drouot en date du 26 mars 2010.
La pièce en question avait plusieurs caractéristiques patentes des œuvres inauthentiques telles celles présentées à l’exposition de Tours 2009 et la multitude qui gravite autours : une fausse signature, une provenance incorrecte renvoyant sans justificatif aucun à « l’atelier de l’artiste » et surtout de graves erreurs stylistiques et d’exécution.
Deux certificats accompagnaient cette pièce : le premier de N. Filatoff était daté de 2006 et le second de G. Kovalenko de 2008. De surcroît, les deux auteurs n’étaient pas d’accord sur la date supposée de la pièce : 1916 ou 1921 ? Différence importante à l’époque, s’il s’agissait d’ une œuvre authentique…
À notre avis, la datation de cette pièce est de quelques bonnes décennies postérieure à la mort de l’artiste…
Alertée par nos soins, la maison de vente a réagi à temps en la retirant des enchères et de la salle d’exposition.
Le monde du « vrai ou faux »
Traduction de l’article d’El País paru le 8 janvier : El universo del ‘verdadero o falso’
Scientifiques, conservateurs et responsables de musée dissèquent le monde des contrefaçons après la récente controverse sur la peinture de l’avant-garde russe
[…]
La science n’est pas suffisante pour découvrir les faux fabriqués à des fins criminelles
[…]
« L’analyse par spectroscopie Raman peut s’avérer très utile dans certains cas pour écarter une hypothèse ou la renforcer, puisqu’elles apportent des données complémentaires sur la composition moléculaire des pigments, charges, liants et vernis mais constituent un résultat partiel qui doit être complété et contrasté avec d’autres examens pour arriver à un diagnostic qui aura besoin de la confirmation des historiens de l’art. Il s’agit d’un travail d’équipe », a déclaré Mireia Mestre, chef du département Restauration et de Conservation du Musée National d’Art Catalan (MNAC).
El universo del ‘verdadero o falso’
Científicos, conservadores y responsables de museo diseccionan el mundo de las falsificaciones tras las recientes polémicas sobre las pinturas de vanguardia rusa
Un pequeño óleo, con la firma de Joaquín Torres-García, espera en el caballete la luz del láser, que le llega a través de un cable de fibra óptica. Al entrar en contacto con la molécula de pigmento el detector capta la información y la devuelve en forma de radiación espectromagnética, una onda coloreada que se comparará con las de referencia. Para poder afirmar que los pigmentos no corresponden a los que se utilizaban en esa época y lugar, la operación se repetirá más de 300 veces. La obra tiene buenas probabilidades de ser falsa.
La ciencia no es suficiente para descubrir falsos con fines delictivos
Faute de preuves les affabulations vont bon train
Le journal moscovite « Kommersant » vient d’ouvrir une nouvelle fois les colonnes de son supplément « Vlast » (livraison du 21 XII 2009) à Jean Chauvelin, le promoteur de l’exposition de Tours.
Le lecteur russe a droit à un chapelet de contrevérités, mais aucune réponse aux arguments qui ont conduit le Procureur de Tours à demander la fermeture de l’exposition ne lui est proposée. On conclura qu’il est peut-être difficile de répondre à ces arguments. (Ils figurent dans la partie du site consacrée à cet évènement)
Pour connaître le degré d’affabulation, il suffit de lire la conclusion de l’interview : « j’affirme que pratiquement toutes les œuvres de l’avant-garde russe qui se trouvent – aujourd’hui – sur le marché de l’art sont vraies » dit le promoteur de l’exposition censurée.
Il est évidemment interdit de rire…
En cette période de Noël on compte probablement sur des gens qui croient toujours au Père Noël. Cela fait marcher le commerce…
Barbié renonce à l’Arco
Traduction de l’article d’El País paru le 22 décembre : Barbié se descuelga de Arco
Le galeriste renonce à prendre part à la foire – Il veut dissiper les doutes sur l’authenticité de plusieurs œuvres qu’il a présentées lors de la Feriarte devant les tribunaux.
« Dans ces conditions, je ne peux pas travailler. Je préfère renoncer volontairement à l’Arco. Quand la justice démontrera qu’il n’y a aucune objection contre mes œuvres, je présenterai à nouveau ma candidature ». Avec ces mots, la galerie de Barcelone Manuel Barbié a annoncé hier son intention de ne pas participer à la foire d’art contemporain qui se tiendra en février à Madrid. Elle a ainsi devancé un tollé imminent du comité organisateur de l’Arco qui, vraisemblablement, allait rejeter son admission à la foire.
Le marchand a dénoncé l’expert qui a fait décrocher les œuvres
La présence de Barbié avait hérissé les galeries admises au rendez-vous madrilène. Le scandale qui a entouré sa participation à la Feriarte (manifestation organisée dans la capitale en novembre) est encore très présent. Le comité chargé de vérifier l’authenticité des œuvres exposées avait alors ordonné de décrocher sept des huit œuvres attribuées à des représentants éminents des avant-gardes russes présentées par Barbié. L’expert William Cole était à l’origine de cette décision.
Barbié se descuelga de Arco
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El galerista renuncia a participar en la feria – Quiere disipar en los tribunales las dudas sobre la autenticidad de varias obras que presentó en Feriarte
« En estas condiciones no puedo trabajar. Prefiero renunciar a Arco por voluntad propia. Cuando la justicia demuestre que mis obras no tienen ningún inconveniente, volveré a presentar mi candidatura ». Con estas palabras, el galerista barcelonés Manuel Barbié anunció ayer su voluntad de no participar en la feria de arte contemporáneo que se celebrará en Madrid en febrero. Se adelantaba así a un inminente pronunciamiento del comité organizador de Arco que, presumiblemente, iba a desaconsejar su admisión en la feria.
El marchante ha denunciado al experto que mandó descolgar las obras
La presencia de Barbié había levantado ampollas entre las galerías admitidas en la cita madrileña. Está aún muy presente el escándalo que rodeó su participación en Feriarte (certamen celebrado en la capital en noviembre). Entonces, el comité encargado de verificar la autenticidad de las obras expuestas ordenó descolgar siete de las ocho obras atribuidas a destacados representantes de las vanguardias rusas presentadas por Barbié. Tras aquella decisión estaba el experto William Cole.
L’Avant-garde russe, entre vérités et mensonge

Traduction de l’article d’El País paru le 10 décembre :
Vanguardia rusa, entre verdades y mentira
Le retrait de plusieurs œuvres de la Feriarte ravive le débat sur le marché douteux autour de cette période artistique
« Le marché des œuvres de l’avant-garde russe regorge de faux et l’Espagne est devenue l’un des refuges favoris pour les marchands de pièces douteuses. » C’est ce qu’affirme l’américain William Cole, docteur de l’Université de Harvard, spécialiste des expertises dans le domaine de l’art et membre du comité de sélection de la Feriarte, la foire d’antiquités qui s’est tenue récemment à Madrid. Afin d’enrayer la contagion, Cole, chargé de vérifier l’authenticité des estampes et des œuvres de l’avant-garde russe, a rejeté toutes les pièces attachées à cette école présentées par la galerie allemande Michael Nolte et a admis seulement un petit dessin de Malevitch parmi les huit œuvres présentés par la galerie Barbié de Barcelone. En dépit des détracteurs, Cole a réaffirmé son point de vue et les tableaux ont été décrochés. « Ils n’ont pas répondu à notre demande de discuter la question », indique Manuel Barbié. Bien que présentant une documentation, il a dû retirer des toiles d’Alexandra Exter, Nina Kogan et Vladimir Lebedev et deux de Liubov Popova et Ivan Puni.
Vanguardia rusa, entre verdades y mentira
La retirada de varias obras en Feriarte reaviva el debate sobre el dudoso mercado de ese periodo artístico
« El mercado de obras de la vanguardia rusa está desbordado de falsos y España se está convirtiendo en una de las plazas preferidas por los marchantes de piezas dudosas ». Lo afirma el estadounidense William Cole, doctorado por la Universidad de Harvard, experto en peritaje de arte y miembro del comité de admisión de Feriarte, la feria de antigüedades celebrada recientemente en Madrid. Con una decisión destinada a levantar ampollas, Cole, encargado de verificar la autenticidad de los grabados y las obras de la vanguardia rusa, rechazó todas las piezas adscritas a esta escuela presentadas por la galería alemana Michael Nolte y admitió sólo una – un pequeño dibujo de Malevitch – de las ocho presentadas por la galería Barbié de Barcelona. De nada sirvieron las alegaciones, Cole se reafirmó en su opinión y los cuadros se descolgaron. « Tampoco atendió nuestra petición de discutir el tema », indica Manuel Barbié. Pese a presentar la documentación, tuvo que retirar una tela de Alexandra Exter, Nina Kogan y Vladimir Lebedev y dos de Liubov Popova e Ivan Puni.






